Pourquoi mon bébé pleure tout le temps ?

 

Avant de chercher pour vous la meilleure nounou, je l’ai été moi‑même. Et pendant ces années passées auprès des tout‑petits, j’ai vu tant de parents désemparés face aux pleurs de leur bébé.

 

Cette question, on me l’a posée des dizaines de fois… et elle revient encore aujourd’hui lors de mes séances d’accompagnement parental.

 

Des parents fatigués, inquiets, parfois perdus, qui reçoivent une avalanche de conseils contradictoires, venant aussi bien de l’entourage que de certains coachs en sommeil : « Laissez‑le pleurer », « Vous êtes en train de l’habituer aux bras », « Il faut qu’il apprenne à dormir ».

 

Au final, beaucoup de solutions qui ne fonctionnent pas, ou seulement sur le court terme, et qui peuvent parfois laisser des traces plus profondes, en créant de l’anxiété chez l’adulte que cet enfant deviendra.

 

👶 À 0–6 mois, pleurer n’est pas un problème à corriger:

 

Les pleurs sont le seul langage du nourrisson. Gardez‑le en tête, gardez‑le dans votre cœur, surtout dans ces moments où vous vous sentez à bout. Parce que non, ce n’est pas facile… ni pour vous… ni pour lui.

 Un bébé de 0 à 6 mois ne sait pas :

 parler,

se calmer seul,

comprendre ce que l’on attend de lui.

 Il pleure pour dire :

 j’ai faim,

je suis fatigué,

j’ai besoin de contact,

quelque chose est inconfortable,

j’ai besoin d’être rassuré.

 

À cet âge, pleurer n’est jamais un caprice. C’est une demande!

 👂 Tendez l’oreille : les pleurs ne sont pas tous identiques

 

Je ne vais pas vous donner ici un décodeur magique des pleurs de bébé, mais quelques repères qui, je l’espère, pourront vous aider.

 

🍼 Les pleurs de faim  :

Votre bébé crie très fort, rouspète, ses pleurs s’intensifient rapidement. Il porte les mains à la bouche, cherche à téter quelque chose, bouge beaucoup la tête.

👉 Ce sont des pleurs qui ne se calmeront pas sans une réponse adaptée.

 😴 Les pleurs de fatigue:

Ils sont souvent plus plaintifs. Bébé détourne le regard, bâille, se frotte les yeux, parfois se touche les oreilles. 

 🤗 Les pleurs de besoin de contact:

Ils apparaissent souvent lorsque bébé est posé. 👉 Ce besoin est normal et vital dans les premiers mois.

 De nombreuses études en neurosciences et en psychologie le montrent : chez les mammifères, le petit a besoin du contact de sa mère pour survivre. L’être humain n’échappe pas à cette réalité biologique. Le nourrisson humain, extrêmement immature à la naissance, dépend du corps et de la présence de l’adulte pour se réguler.

 😣 Les pleurs d’inconfort :

Ils sont souvent soudains, parfois aigus. Bébé se cambre, se tortille. 👉 Couche sale, gaz, position inconfortable… il vous le signale.

 😢 Les pleurs de décharge émotionnelle:

Ils apparaissent souvent en fin de journée. Et quoi que vous fassiez… rien ne semble fonctionner. Le bébé pleure fort, longtemps, parfois même dans les bras.

 Dans ces moments‑là, évitez de lui dire « chuuut ». Il a besoin de ces pleurs pour relâcher les tensions accumulées et décharger ce qu’il a vécu au cours de la journée.

Accompagnez‑le avec bienveillance, restez présent, offrez‑lui votre calme et votre disponibilité. Et surtout, essayez de vous détacher du regard des autres, qui ne comprennent pas toujours ce qui se joue à cet instant.Votre présence est déjà une réponse.

🤗Les pleurs d’apaisement ;

Apparaissent souvent au moment du coucher. Bébé cherche alors à se réguler et à s’apaiser.

Ce sont des pleurs que l’on reconnaît parce qu’ils fonctionnent par vagues : intenses, puis une accalmie… puis à nouveau intenses, et ainsi de suite.

 🌱 Et quand on ne reconnaît pas les pleurs ?

 🪄C’est normal. Ce n’est pas facile. Ce qui compte, ce n’est pas de toujours comprendre, mais de montrer à bébé que ses pleurs sont entendus.

 🧠 Ce que j’ai compris avec le temps :

 

Entre 0 et 6 mois :

 le cerveau du bébé est immature,

la régulation émotionnelle passe par l’adulte,

la sécurité affective est essentielle.

 ☂️Répondre aux pleurs ne crée pas de dépendance. Cela construit un sentiment de sécurité, base de l’autonomie future.

 

 ❌ Idée reçue : « Il faut le laisser pleurer

pour qu’il apprenne à dormir » 

 

Je déteste cette phrase. Et pourtant, je l’ai entendue tant de fois… parfois même adressée aux parents avec beaucoup d’assurance, y compris par des professionnels.

 Il existe aujourd’hui des discours de coachs en sommeil, et même certaines études, qui avancent qu’un bébé pourrait apprendre à s’endormir seul dès 2 ou 3 mois.

 Mais ce que j’ai constaté, au fil de mes expériences auprès des bébés et de leurs parents, c’est que :

 Tous les bébés ne sont pas prêts au même moment. Laissons‑leur le temps !

S’endormir seul ponctuellement n’est pas la même chose que se rassurer seul .

Pleurer moins ne signifie pas toujours aller mieux .

 Lorsqu’un bébé pleure moins après avoir été laissé seul, on peut croire que le problème est réglé. En réalité, il s’est parfois endormi d’épuisement, sans avoir été apaisé. Et cela n’est pas une victoire.

 

Je me souviens d’un papa qui disait : « Ouf, il dort, il a lâché… »

 Cette phrase m’a profondément marquée. Je la trouve tellement triste.

 Un bébé peut se taire parce qu’il s’est apaisé… ou parce qu’il a cessé d’exprimer son besoin.

 

Ce que je dis aujourd’hui aux parents:

 

Je comprends la fatigue. Je comprends le doute. Je comprends la pression de l’entourage.

 Mais un bébé  n’a pas besoin d’apprendre à « lâcher ». Il a besoin de sentir que vous êtes là.

 Le sommeil viendra. La maturité aussi. Mais la sécurité affective se construit dès les premiers mois.

 Si j’ai choisi aujourd’hui d’accompagner les familles, c’est parce que j’ai vu combien les parents peuvent se sentir seuls face aux pleurs de leur bébé.

 Comprendre ce qui se joue, remettre de la nuance, sortir des injonctions : c’est ce qui permet de retrouver de la sérénité.

Je ne suis pas là pour vendre du rêve ni des recettes miracles. Elles n’existent pas.

Chaque famille est unique. Chaque enfant aussi.

C’est pour cette raison que My Paris Poppins propose uniquement des accompagnements sur le long terme, pensés dans la durée, et non des séances « one shot ». Parce que comprendre, ajuster et soutenir demande du temps, de l’écoute et de la continuité.

 

Et parfois, être accompagné fait toute la différence.👉Coaching Parental • My Paris Poppins •