Pourquoi mon enfant ne veut pas dormir ?
Beaucoup de parents se demandent : pourquoi mon enfant ne veut pas dormir alors qu’il est épuisé ?
Il y a des périodes où tout roulait… et puis, du jour au lendemain, plus rien ne fonctionne. Ptit chou dormait bien, faisait ses siestes, et soudain il refuse de dormir. Et comme il ne dort plus le jour, il est tellement épuisé le soir qu’il n’arrive plus à s’endormir non plus. Résultat : il ne veut plus aller dormir du tout, ni le jour ni le soir. Et là, c’est la cata. Parce que vous, vous aimeriez bien aller dormir. Dans votre lit. Maintenant.
Ou encore : ptit chou n’a jamais bien dormi. Les siestes ont toujours été compliquées, les nuits hachées, les réveils multiples… et vous ne savez même plus depuis quand, parce que vous êtes épuisés. Vous vivez dans un brouillard permanent, vous buvez votre café froid, et vous vous demandez si un jour vous allez retrouver une vie normale.
Le sommeil des bébés et des enfants, c’est un peu comme un escape game sans mode d’emploi : tout le monde vous dit que “c’est simple”, mais personne ne vous donne le code. Et surtout, chaque enfant a son propre code. Certains dorment comme des marmottes, d’autres comme des chatons nerveux.
Je pense à deux ptits choux dont je me suis occupée il y a quelques années. Gabrielle adorait dormir : la sieste était une fête, elle ne voulait pas sortir de son lit. Luca, lui, refusait catégoriquement de dormir la journée. Tous les stratagèmes y sont passés. La seule chose qui fonctionnait, c’était la sieste dans la Manduca. Imaginez l’état de mon dos le soir. Quand ses parents prenaient le relais, même topo. Aujourd’hui, ce sont deux grands enfants en pleine forme, beaux, intelligents, curieux… L’une voulait juste être tranquille dans son lit, l’autre avait besoin de contact pour réussir à trouver le sommeil. Les deux sont devenus des enfants bien dans leurs baskets.
Alors vraiment : arrêtez de vous comparer. Votre enfant ne se développera pas moins bien s’il dort moins que celui de votre voisine.
En revanche, un enfant qui lutte contre le sommeil finit par créer une dette de sommeil. Pour lui et pour vous aussi. Et cette dette, elle pique. Fatigue intense, irritabilité, émotions qui débordent… et ça vaut pour vous aussi. Parce que vous aussi, vous avez besoin de dormir. Et pas seulement trois heures en mode survie.
Pourquoi c’est si compliqué ?
Le sommeil n’est pas un apprentissage mécanique. Ce n’est pas “tu fermes les yeux et tu dors”. Le sommeil, c’est une maturation. Une capacité à se séparer, à se détendre, à se sentir en sécurité. Et cette capacité n’arrive pas au même moment chez tous les enfants.
Entre 0 et 2 ans, les bébés ont besoin de proximité, de contact, de repères sensoriels. Un bruit soudain, une lumière trop forte, un changement d’odeur… et hop, tout s’effondre.
Entre 3 et 5 ans, l’imaginaire explose. Les histoires, les images, les ombres, les écrans… tout peut devenir effrayant la nuit.
À partir de 6 ans, ce sont les préoccupations de la journée qui prennent le relais : l’école, les copains, les conflits, les notes, les changements.
Et à tout âge, un déménagement, un voyage, un nouveau lit, une période de transition… et le sommeil peut repartir en freestyle.
Ceci est une analyse globale : chaque enfant est différent face au sommeil.
Quand un enfant refuse de dormir : ce qui se passe vraiment:
Quand un enfant ne veut pas aller au lit, qu’il se relève dix fois, demande une énième histoire, pleure, s’agite, refuse de dormir, on entend souvent : “Il teste.” “Il manipule.” “Il fait exprès.”En réalité, il essaie de gérer ce qu’il ressent, avec les moyens qu’il a. Il n’est pas en train de vous défier. Il est en train de survivre à ses émotions.
Ce qui se cache derrière les difficultés d’endormissement :
Parfois, c’est une immaturité du sommeil : le cerveau n’est pas encore prêt.
Parfois, c’est l’anxiété de séparation : s’endormir, c’est accepter de se séparer.
Parfois, c’est un rythme inadapté : trop tôt, il n’est pas prêt ; trop tard, il est en surexcitation.
Parfois, ce sont les émotions non digérées : un enfant plein de tensions internes ne peut pas se détendre.
Parfois, c’est un besoin de contrôle : quand la journée a été subie, le coucher devient le seul moment où il peut reprendre la main.
Et parfois, c’est juste… la vie. Une dent, un rhume, un bruit, un changement. Comme pour nous adultes : beaucoup de choses peuvent interférer avec notre sommeil. Les ptits choux aussi ont leur météo intérieure.
🪄Comment aider un enfant qui ne veut pas dormir:
Le rituel du soir est votre meilleur allié. Un rituel simple, doux, prévisible. Toujours dans le même ordre. Les enfants adorent savoir ce qui va se passer. Et oui, je vous entends déjà : “J’ai déjà essayé”, “J’avais fait un planning et tout…”.
Mais combien de temps avez-vous tenu ce planning ? Et surtout : est-ce vraiment le rituel qui convient à votre ptit chou ? Parfois, un œil extérieur peut aider. Je peux vous accompagner pour trouver la routine idéale. 👉 http://bit.ly/4awX6vT
Certains enfants ont besoin d’être accompagnés longtemps. Ce n’est pas un échec. Ce n’est pas “céder”. C’est répondre à un besoin.
L’environnement compte aussi : lumière douce, chambre rangée, température correcte. Un bébé qui a trop chaud ne dormira pas, soyez-en sûre.
Et vraiment : évitez les écrans avant de dormir. Le petit dessin animé “pour se calmer” excite votre enfant. Même s’il finit par s’endormir, il se réveillera plus souvent la nuit.
☂️Le message essentiel :
Un enfant qui “ne veut pas dormir” est un enfant qui n’y arrive pas. Pas encore.
Le sommeil n’est pas une compétence qu’on impose.
Chaque enfant a un rythme différent. Le sommeil se construit, pas à pas.
👉Un enfant qui “ne veut pas dormir” est avant tout un enfant qui n’y arrive pas. Pas encore. Le sommeil n’est ni une performance, ni une obéissance, ni un test. C’est une construction lente, qui demande sécurité, présence et patience. Chaque enfant avance à son rythme, avec sa météo intérieure, ses besoins, ses peurs, ses élans… et parfois ses tempêtes.
Votre rôle n’est pas de forcer le sommeil, mais d’accompagner votre enfant vers lui. De l’aider à se détendre, à se sentir en sécurité. De lui offrir un cadre doux, prévisible, rassurant.
Et si vous sentez que vous avez besoin d’être soutenu dans l’accompagnement émotionnel ou dans la mise en place d’un rythme adapté à votre enfant, je vous propose un accompagnement personnalisé 👉 http://bit.ly/4awX6vT
