Mon enfant fait des crises de nerfs !!!

Chaque jour, j’entends cette phrase au moins une fois… Petit chou a grandi. Il n’est plus le bébé tout calme qu’il était. Désormais, il dit NON, il crie, il rouspète, parfois il mord, tape, se roule par terre…

Et vous, vous ne savez plus quoi faire. Comment réagir ? Vous perdez patience et vous vous mettez à crier aussi, vous avez honte parfois aussi…peur qu’on vous juge, peur qu’on le juge …

Alors essayons ensemble d’y voir plus clair dans cette émotion qu’est la colère, et surtout de comprendre ce qui se joue quand ces tempêtes arrivent.

 

 Quand apparaît la colère chez l’enfant ?

La colère apparaît souvent autour de 18 mois. Pourquoi ? Parce que petit chou prend conscience qu’il est une personne à part entière. Parce qu’il a envie de décider. Parce qu’il découvre la frustration.

La colère n’est pas un problème. Elle fait partie du développement des petits humains. C’est même un signal de ce développement.

Et ce que certains appellent le terrible two, je préfère l’appeler, comme dans les pays nordiques, une phase d’affirmation de soi. Et pour moi, ça change tout. Petit chou s’affirme, teste, explore… et cherche sa place.

Évidemment, je suis bien d’accord avec vous : c’est une jolie façon de dire les choses. Mais il faut aussi avouer que c’est rude. Rude pour les parents, pour la nounou, et parfois pour tout l’entourage.

Gardez en tête que la colère est souvent le langage de cette affirmation, pas un défaut éducatif. En bref, si votre enfant crie et se roule par terre, ce n’est pas de votre faute. Vous ne faites pas mal les choses. Petit chou grandit, et il a besoin de le dire… à sa manière, et très fort.

 

 Pourquoi la colère déborde‑t‑elle autant ?

Le cerveau de petit chou est encore immature. Les émotions arrivent vite, très vite, et de façon intense. Il ne peut tout simplement pas les contrôler… alors ça déborde.

Et là, sans prévenir, vous aviez un gentil Mogwaï et vous voilà face à un Gremlins difficile à gérer.

Quand un enfant cri, se roule par terre ou hurle, il ne choisit pas de mal se comporter. Il est débordé émotionnellement. Son cerveau n’est pas encore capable de faire autrement.

 

☂️Des situations très concrètes, rencontrées en accompagnement parental :

Léo, 3 ans, refuse de mettre son manteau avant l’école :

Chaque matin, Léo se roule par terre. Sa mère me dit : « On est toujours en retard, je finis par crier. »

Ce que je vois, moi, dans cette situation, ce n’est pas un enfant capricieux. Je vois une transition difficile, une séparation à venir, et surtout une frustration que Léo ne sait pas encore exprimer autrement.

Ce n’est pas un refus d’obéir. C’est une émotion trop grande pour lui.

☂️Alors, que faire ?

🪄Anticiper !

Préparer Léo à cette séparation du matin, mettre des mots avant que la tempête n’arrive. Et parfois, s’appuyer sur des outils très simples, très concrets.

Par exemple, le bocal à billes. Chaque matin, Léo gagne une bille s’il met son manteau et entre à l’école avec le sourire. Quatre billes égalent une super surprise. Et quand je parle de surprise, je ne parle pas forcément de cadeau : ça peut être une sortie spéciale avec papa et maman le week‑end, un moment rien qu’à lui.

👉Et à ceux qui diront que récompenser les enfants est ridicule, qu’ils doivent obéir, point final, je réponds deux choses :

D’abord, on ne récompense pas : on valorise une bonne action.

 Ensuite, quand vous allez travailler, vous gagnez bien quelque chose tous les mois, non ? Même si votre job vous saoule parfois, vous y retournez chaque matin. Pourquoi ? Parce qu’il y a quelque chose de motivant au bout !

Eh bien là, c’est exactement pareil.

 

Emma, 4 ans, hurle au supermarché :

Emma réclame un jouet. Quand maman dit non, elle crie, pleure, s’allonge au sol. Maman a super honte, devient toute rouge et ne sait plus quoi faire…

Dans ces situations, je rappelle souvent une chose essentielle : le supermarché est un lieu extrêmement stimulant, même pour nous, adultes. Alors pour un enfant de 4 ans, c’est encore plus intense. La frustration est normale. Et puis, pour Emma, c’est un peu comme Disneyland : il y a des choses partout, de toutes les couleurs, et elle a envie de tout.

Céder apaise sur le moment, c’est vrai. Mais à long terme, cela rend la frustration encore plus difficile à gérer. Mauvais combo.

☂️Alors, que faire ?

🪄Anticiper !

Avant d’entrer dans le magasin, expliquer à Emma ce qui va se passer. Lui dire que vous allez faire les courses ensemble, et surtout donnez-lui un rôle. Par exemple, c’est elle qui choisira les fruits, qui les mettra dans le sac, qui les pèsera. On l’encourage à se concentrer sur autre chose en lui demandant de l’aide, en la responsabilisant.

Parce qu’un enfant occupé, impliqué et reconnu est souvent un enfant beaucoup plus apaisé.

 

Hugo, 2 ans et demi, explose à chaque NON :

Hugo fait ce que ses parents appellent des « crises de nerfs ». En réalité, Hugo découvre la frustration.

Dire non déclenche une colère, mais le non n’est pas le problème. Ce qui est difficile pour lui, c’est l’émotion que ce non provoque.

 

☂️ Que faire pendant une grosse colère ?

Quand la tempête arrive, l’objectif n’est pas de faire cesser la colère à tout prix, mais d’accompagner l’enfant à traverser ce moment.

D’abord, rester présent. Même si petit chou crie, pleure ou se roule par terre. Votre présence est déjà très contenante.

Ensuite, sécuriser. S’assurer qu’il ne se fait pas mal, enlever ce qui pourrait être dangereux autour de lui.

Parler peu. Ce n’est pas le moment d’expliquer. Il ne vous entend pas, il est submergé par son émotion.

Et mettre des mots simples sur ce qu’il vit : « Tu es très en colère. » « C’est difficile pour toi. » « Je suis là. »

Quand petit chou a retrouvé son calme, alors seulement, on peut lui parler. Lui dire qu’on comprend, parce que nous aussi, parfois, on est en colère. Mais que la vie est ainsi faite : on ne peut pas toujours avoir tout ce qu’on veut.

🪄C’est à ce moment‑là qu’il est intéressant de proposer un choix à petit chou. Vous lui avez dit non pour quelque chose ? Expliquez‑lui pourquoi, puis laissez‑lui le choix entre deux autres options possibles. Cela lui permet de retrouver un sentiment de contrôle, sans renier le cadre posé.

 

Faut‑il dire NON à son enfant ?

 

Oui. Et je le dis très clairement aux parents que j’accompagne.

 J’ai lu tellement de choses absurdes à ce sujet. Du genre : il ne faut pas dire non, ou il faut toujours tourner ses phrases de manière positive. Pourquoi je trouve ça absurde ? Parce que passer cinq minutes à réfléchir à la façon de « positiver » une phrase va surtout vous faire perdre un temps fou… augmenter le volume des cris de petit chou, qui va, en plus, perdre patience.

Et puis, soyons honnêtes : pensez‑vous vraiment que tout le monde lui parlera de cette manière dans la vie ?

Au même titre qu’il entendra parfois non en grandissant, il faut qu’il comprenne ce mot. C’est tout. Le non fait partie de la vie, et l’enfant a besoin de l’intégrer.

En revanche ; et là, j’insiste ; mesurez vos NON. Si vous le sortez toutes les trois minutes, c’est épuisant pour vous et pour petit chou. Il a alors l’impression de ne rien pouvoir faire de cool, de ne rien pouvoir décider ni contrôler. Or, lui est justement en train de se construire comme une petite personne à part entière.

Dans ces conditions, ça ne peut pas fonctionner.

🪄Un enfant qui se met en colère n’a pas besoin qu’on l’éteigne. Il a besoin qu’on lui montre qu’il peut ressentir fort… sans perdre l’amour ni le lien.

Laisser passer la colère d’un enfant, ou l’accompagner, ne signifie pas le laisser tout faire. Cela lui montre que vous êtes là, qu’il a le droit de ressentir ce qu’il ressent, et qu’avec le temps, il apprendra à s’apaiser. Et surtout, qu’il ne sera pas seul pour y arriver.

Mon conseil est simple : accueillir l’émotion, mais poser un cadre. Expliquer le NON-déclencheur s’il y en a un, rester ferme sur la règle, tout en restant doux dans la relation.

Un cadre sécurise. Et une émotion accueillie finit toujours par passer.Petit chou est en apprentissage il ressent et apprend à se réguler.

D’ailleurs, même en tant qu’adulte, retenir sa colère n’est pas toujours simple. Alors imaginez ce qui se joue dans la tête, le cœur et le corps d’un tout petit, submergé par une émotion qu’il ne comprend pas encore.

☂️Vous rencontrez ce genre de situation ? Je peux vous aider.

Mais…tous les enfants sont différents et ressentent les choses à leur manière. Il n’existe donc ni recette miracle, ni astuce universelle qui fonctionnerait pour tous.

Mon job est de vous aider à trouver l’approche qui fonctionnera avec VOTRE petit chou !

👉Coaching Parental • My Paris Poppins •

Quelques pistes pour vous aider : Je découvre les émotions, Nathan Oxybul éveil et jeux

                                        Livre animé La couleur des émotions – Quatre Fleuves Oxybul éveil  et jeux

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